A mesure que la guerre en Iran se prolonge, la volatilité tend à augmenter sur les marchés financiers qui continuent pourtant de tabler sur un conflit de courte durée. Le marché des contrats à terme voit, en effet, le baril de Brent revenir de près de 100 USD actuellement à près de 80 USD d’ici la fin de l’année. Cette perspective ainsi que la croissance bénéficiaire qui est attendue en hausse de 18% en 2026 expliquent pourquoi les actions n’ont abandonné qu’environ 5% depuis leurs récents sommets. Derrière ce calme apparent se cachent toutefois des mouvements assez violents et, en particulier, dans les secteurs et les régions les plus sensibles au coût de l’énergie et au risque de stagflation (faible croissance et pressions inflationnistes). La quasi-fermeture du détroit d’Ormuz et les destructions d’infrastructures pétrolières et gazières sont logiquement plus néfastes à l’Europe, aux marchés émergents, à l’industrie, aux matériaux ou aux transports qu’aux Etats-Unis ou aux énergies fossiles et renouvelables. Un environnement qui plaide plus que jamais pour la diversification au sein des portefeuilles d’investissement !