A quoi sert l’indexation ? 

Au Luxembourg, tous les salaires et pensions (y compris le salaire social minimum) sont régulièrement adaptés aux variations des prix de vente des produits de consommation, autrement dit à l’inflation. Ce mécanisme est appelé « système de l’indexation automatique des traitements et des salaires au coût de la vie », « échelle mobile des salaires » ou tout simplement « index ». Avec la Belgique, le Grand-Duché reste l’un des seuls pays au sein de l’Union européenne à disposer d’un mécanisme d’adaptation des salaires à l’inflation.  

Un dispositif vieux de près d’un siècle

L’indexation est un dispositif très ancien, apparu au lendemain de la Première Guerre mondiale pour préserver le pouvoir d’achat des salariés. Les premiers à avoir bénéficié de cette clause d’indexation dans le pays sont les agents des chemins de fer et les fonctionnaires de l’Etat. Le tout premier indice des prix est établi le 1er juin 1921. Baptisé à l’époque « Indice du coût de la vie », il se base sur un panier de consommation comprenant 19 biens de première nécessité censés correspondre aux habitudes de consommation d’une famille de cinq personnes (deux adultes et trois enfants). Progressivement, le panier de référence s’élargit – en 1948, il passe à 36 biens – et s’étend à d’autres catégories de salariés avant d’être généralisé à tous les secteurs publics et privés par la loi du 27 mai 1975. La seule exception concerne les salariés détachés au Luxembourg dont les salaires ont un montant supérieur au salaire minimum.

Concrètement, comment fonctionne l’indexation ? 

Le principe en est très simple : lorsque la moyenne de l’indice des prix à la consommation augmente ou diminue de 2,5% au cours du semestre précédent, les traitements sont en principe adaptés dans les mêmes proportions. Cet indice et son impact sur l’échelle mobile des salaires sont publiés mensuellement par l’Institut national de la statistique et des études économiques (Statec)[1]. Afin de mener à bien son calcul, le Statec se base sur une méthodologie au niveau européen et constitue un échantillon de biens et services représentatif de la consommation des ménages. Ces biens et services – environ 8.000 – sont regroupés dans 255 catégories ou agrégats (ou positions de l’indice). Un coefficient de pondération, qui correspond à leur importance relative dans la consommation finale des ménages, est ensuite affecté à chaque agrégat. Depuis 1999, la liste de ces positions et leur pondération sont ajustées tous les ans afin de tenir compte des changements dans les habitudes de consommation des ménages.  

[1]http://www.statistiques.public.lu/stat/TableViewer/tableView.aspx?ReportId=13277&IF_Language=fra&MainTheme=5&FldrName=5&RFPath=108

Dernière augmentation au 1er janvier 2017

Etabli tous les mois, l’indice des prix à la consommation est calculé pour les douze mois d’une année donnée par rapport au mois de décembre de l’année précédente et est raccordé à la base 100 au 1er janvier 1948. De 2014 à 2016, l’indice a ainsi été plafonné était à 775,17 points et au 1er janvier 2017, il a augmenté de 2,5% à 794,54 points (soit près de 8 fois l’indice de 1948). Depuis cette date, le salaire minimum non qualifié est passé à 1.988,59 euros et, en principe, tous les salaires, pensions et autres traitements ont augmenté de 2,5%. La première fois depuis 4 ans !

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